2 albums photographiques

2 albums photographiques

© musées Gadagne / Blanc et Demilly

BLANC ET DEMILLY

Achat en vente publique de 5 lots de photographies de Théodore Blanc et Antoine Demilly.

Ces lots représentent des vues de Lyon des années 1930 à 1950 et des portraits de personnalités comme Edmond Locard. Ils contiennent également des fascicules des publicités de Blanc et Demilly réalisées vers 1930.

C’est en 1924 que Théodore Blanc et Antoine Demilly succèdent à leur beau-père Edouard Bron, photographe portraitiste alors reconnu pour ses portraits de la bourgeoisie lyonnaise. L’arrivée de ces deux jeunes photographes va donner un nouvel essor à l'Atelier Bron qui devient Studio Blanc et Demilly.

Excellents techniciens, ils sont parmi les premiers en France à utiliser le 24/36 ou des appareils miniatures comme le Leica ou le Rolleiflex.

L'esprit toujours en éveil, ils développent une double activité commerciale et artistique. Le 20 avril 1935, ils ouvrent une galerie d’art exclusivement consacrée à la photo, fait très rare pour l’époque. En parallèle, ils illustrent de nombreux ouvrages dont les Aspects de Lyon en 1933.

Pendant la guerre, Blanc et Demilly fréquentent un cercle d’intellectuels, d’artistes ou d’hommes de lettres réfugiés à Lyon. Ils côtoient aussi l’avant-garde lyonnaise et des peintres comme Pierre Combet-Descombes, Emile Didier…

En 1946, ils sont exposés en compagnie des plus grands comme Edouard Boubat ou Robert Doisneau au premier Salon national de la photographie à la Bibliothèque Nationale.

Gadagne conserve un ensemble de 256 tirages photographiques de Théodore Blanc et Antoine Demilly. En 2007 cette collection s’est enrichie de cinq épreuves originales des années 50.

4 DAGUERRÉOTYPES

L'ancien propriétaire de ces daguerréotypes est l’arrière petit-fils d’un notaire lyonnais, Pierre François Bruyas. Amateur de photographies, il était en lien avec des photographes lyonnais dont Camille Dolard et peut-être Philippe-Fortuné Durand.

Après l’annonce officielle de l'invention d'un nouveau procédé appelé daguerréotype à l’Académie des Sciences en 1839, Lyon est rapidement gagné par la “daguerréomanie”. Une vingtaine de studios s’installent entre Rhône et Saône.

Parmi ceux-ci il faut distinguer le cas très particulier du graveur Philippe-Fortuné Durand qui revendique le titre de la plus ancienne maison photographique française fondée en 1840.