Dépoussiérage des objets

Dépoussiérage des objets

© musées Gadagne / Roseline Agustin

LE CHANTIER DES COLLECTIONS

Parallèlement à la rénovation de l'Édifice Gadagne, un vaste chantier de conservation préventive des collections et de restauration des œuvres est entrepris.

Face à la nécessité de déménager les collections pendant les travaux, l’équipe programme trois études préliminaires sur l’état sanitaire de la collection.

Le verdict est sans appel : le mauvais état général des collections se double, pour certaines, d’un constat d’infestation par insectes.

De nombreux moyens sont mis en œuvre pour assurer la conservation et la pérennité des collections. Les pièces les plus fragiles sont restaurées.

Avant d’être traité, chaque objet fait l’objet d’un bilan de son état physique. Ensuite, il est nettoyé en surface à l’aide d’outils spécifiques : micro-aspirateur, brosses douces, pinceaux… Après cette opération, l’objet peut être conservé ou exposé dans de bonnes conditions.

Anoxie et rayons gamma

Afin d’éviter une contamination des nouveaux espaces lors du transfert des collections, une campagne de désinfestation de l'ensemble des collections organiques du musée est lancée. A terme, la totalité des collections, soit près de 100 000 objets seront ainsi traités par anoxie (privation d’oxygène) ou par rayons gamma. Un chantier d'une envergure exceptionnelle pour un musée !

Traitement des collections

Traitement des collections

Une opération de grande ampleur a été conduite pour protéger les collections du musée d’histoire. Impressionnant, ce traitement par anoxie permet de traiter les objets infestés. Durée : 2' 32

L'anoxie

Le traitement par anoxie, c'est-à-dire par privation d’oxygène, est une opération qui s’effectue sur les objets fragiles en bois, tissu, papier et toute autre matière organique.

Il permet de tuer les insectes kératinophages (mangeurs de tissu, de papier…) et xylophages (mangeurs de bois) qui détériorent les œuvres.

Les objets sont placés dans des enceintes étanches en forme de bulles pendant trois à quatre semaines. On y injecte de l’azote pendant que l’on baisse le taux d’oxygène