Carte Blanche à Zaven Paré

Carte Blanche à Zaven Paré

Lindberg Flug

Lindberg Flug

2 pièces, 2002 © Zaven Paré

MORCEAUX CHOISIS

Carte blanche à Zaven Paré

12e Biennale de Lyon – Résonance / Focus
[Du 12 septembre 2013 au 4 janvier 2014]

Pionnier dans l’utilisation de la robotique pour raconter des histoires, Zaven Paré s’inscrit naturellement dans la thématique de la biennale d’art contemporain de Lyon, 2013, Structures narratives. Ses machines, à mi-chemin entre le monde des marionnettes, des automates et des robots, sont parfois un mélange de mécanique, d’optique, et d’électronique analogique ou digitale.

Ces œuvres, Zaven Paré les a parfois proposées pour la scène, dans les rôles de marionnettes, ou dans des installations d’art contemporain. Elles sont autant de sculptures qui se remarquent ou se fondent parmi les fantômes du musée.

L’artiste présente une vingtaine d’œuvres élaborées entre 1984 et 2013 et les fait dialoguer avec les collections du musée des marionnettes du monde. Ces objets sont une sélection de morceaux choisis : machines, marionnettes, automates ou robots, objets anthropomorphiques. Ils peuvent se retrouver sous forme de prototypes, de sculptures ou d’installations.

Ici loin de la scène, les marionnettes sont comme des reliques auxquelles cet artiste vient ajouter ses sortes d’ex-votos aux visages éthérés, aux silhouettes mécaniques.

Zaven Paré, plasticien et performeur

Zaven Paré occupe une place à part dans le champ de l’art et de la marionnette contemporaine. Inclassable, son travail se situe à la croisée de plusieurs disciplines, réflexions et interrogations.

Ses œuvres s’inspirent à la fois de la littérature, des théâtres traditionnels du monde entier, des réflexions philosophiques et anthropologiques, enrichies des études récentes sur la robotique et la science comportementale.

Adepte de l’idée selon laquelle les machines ont une âme, ses recherches s’inspirent également de la théorie du roboticien Masahiro Mori, selon laquelle lorsqu’une marionnette nous ressemble, elle provoque en nous une sensation de plaisir. Plus une marionnette ou un robot nous ressemble, plus notre réponse émotionnelle à son égard est positive. Cependant, la ressemblance ne doit pas être trop forte sinon un sentiment de dégoût à l’égard de l’objet se développe.

C’est ainsi que dans un jeu artistique d’emprunt, de déconstruction et reconstruction, de récupération et d’hybridation, Zaven Paré assemble des matériaux simples avec les technologies les plus avancées. La sophistication et la complexité des technologies utilisées provoque un effet de contraste avec l’aspect matériel final souvent «brut de décoffrage» des marionnettes. Cette dichotomie nous laisse interrogateurs quant à la présence de l’âme de la marionnette.

Infos pratiques

Tarifs : billet d'entrée du musée des marionnettes du monde : 6€, réduit 4€. Gratuit pour les -26 ans. (Attention, le Pass Biennale n'est pas accepté)